logo

Les VERTS de VESOUL-GRAY
Groupe local

logo
ornement
 Sommaire | Actualités | Actions | Communiqués de presse | Elections | Etudes et documents | Adhésions ou Réactions | Vie du Mouvement
Dernières brèves

DANS LA MEME RUBRIQUE :
- Eolien : non aux contre-vérités
- Faux débat avec Chantal Jouanno
- APPEL pour la constitution d'une liste « Europe-Écologie Franche-comté »
- EPOUVANTAIL SECURITAIRE
- Pas de petit four pour Yves Krattinger !
- EUROPE ÉCOLOGIE VESOUL : ACTE I
- Europe Ecologie
- Appel à soutenir Simone Levavasseur
- 9-12 OCTOBRE : LES VERTS D'EUROPE SE REUNISSENT A MONTREUIL
- TRAVAILLER MOINS

Actions >


Renault aujourd'hui, Peugeot demain ?
QUEL AVENIR POUR L'INDUSTRIE AUTOMOBILE ?

Renault a annoncé 6000 suppressions de postes dans les prochains mois.

Certes ces décisions s'expliquent en grande partie par la volonté de satisfaire à court terme des actionnaires et donc d'augmenter les marges au détriment de l'emploi et de l'innovation.

Mais on ne peut penser l'évolution de la construction automobile et ses conséquences sociales indépendamment de la crise pétrolière, et de la lutte contre le réchauffement climatique.

L'industrie automobile doit s'adapter d'une part à la demande unanime de diminution des émissions de gaz à effet de serre et d'autre part à un pouvoir d'achat diminué par l'augmentation du prix des carburants.

Penser que demain sera comme hier revient à faire une fausse promesse aux salariés. Il faut au contraire mettre en place les politiques publiques de recherche, de formation professionnelle, de transports... qui répondent aux besoins de mobilité de personnes tout en divisant par 4 les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050 comme le demande le GIEC et l'exige les équilibres climatiques.

Pour Les Verts, cette évolution passe d'abord par des politiques publiques en faveur des alternatives à la route comme le ferroviaire, les transports en commun et les modes doux. Mais une conversion de l'industrie automobile est aussi indispensable.

Il faut imaginer la voiture de demain : ce sera une voiture à faible consommation ou une voiture à énergies alternatives. L'instauration du bonus malus est là pour favoriser cette évolution et a déjà permis des résultats économiques convaincants pour le secteur des petites cylindrées.

Mais l'industrie automobile a tout intérêt à anticiper les évolutions fiscales et celles du marché qui sont inéluctables. Jusqu'à maintenant les constructeurs français dont Peugeot ont été plutôt conservateurs en la matière : ils ont laissé passer l'opportunité des véhicules hybrides préférant se lancer tardivement dans la course aux 4x4, ils ont peu investi dans les véhicules électriques et ils ont laissé partir chez le constructeur indien Tata (propriétaire de la marque Jaguar) une invention française prometteuse comme la voiture à air comprimé.

Enfin on peut imaginer un autre rapport à la voiture que celui de propriétaire particulier. Des services nouveaux comme la voiture partagée, parfaitement crédible pour les usagers occasionnels, surtout en milieu urbain ou le covoiturage, et les taxis collectifs plus adaptés au milieu rural ne demandent qu'à se développer.

Il est urgent de poursuivre cette réflexion pour pousser PSA à s'engager dans la voie de la conversion écologique et préserver les emplois de demain.