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Vous reprendrez bien un petit four !
LE SYTEVOM, DEPUIS QUELQUES SEMAINES VEUT IMPOSER SON CHOIX :
Installer un deuxième four à l'incinérateur encore non fonctionnel de Noidans le Ferroux pour augmenter la capacité de traitement de nos Ordures Ménagères (OM) à 82000 T/an.
Le Sytevom, comme d'habitude, ne tient pas compte de certaines données :
Données économiques :
Le Sytevom reconnaît enfin la baisse des tonnages des OM produits en Haute Saône. Actuellement 78000 T sont produites et en 2010, il est prévu 68000 T.
Le deuxième four n'est pas un four d'appoint, l'exploitant aura un contrat pour 82000 T à lui fournir et à lui payer.
Le deuxième four n'est pas gratuit, il coûtera aux contribuables encore 17 Millions d'Euros qui s'ajoute au 32 Millions d'Euros du premier four. Il entraînera donc encore une hausse de la redevance ou de la taxe d'enlèvement de nos très chères et de plus en plus chères OM ! Ce deuxième four ne pourra en aucun cas être amorti dans des temps raisonnables : plus de 60 ans selon nos calculs, sans tenir compte de son changement tous les 20 ans et sans tenir compte de son utilisation non maximale !
Données environnementales :
Les dioxines, cancérigènes puissants (cf. OMS) ont la redoutable capacité de se concentrer tout au long de la chaîne alimentaire. Ceci explique que même émises à un taux infime les dioxines qui persistent plusieurs années dans le sol sont dangereuses pour l'homme. Un deuxième four, même aux normes actuelles, c'est deux fois plus de pollutions et de gaz à effet de serre. C'est une production de mâchefers et de résidus de fumées qui renferment de nombreux produits toxiques et dont à l'avenir, on ne saura que faire (prés de 25000 T produits par an).
Données politiques :
Le conseil général peine de plus en plus à assumer ses missions obligatoires en matière de solidarité envers les plus vulnérables (personnes âgées, handicapées, enfants...), ne serait il pas temps d'abandonner la ruineuse chimère du tout incinération, les crédits ainsi dégagés trouveraient sans nul doute un emploi plus conforme à l'intérêt général.
Un accord électoral, signé en 2004 entre les Verts et la majorité départementale représentée par Yves Krattinger, stipule que :
« La réduction à 41000 tonnes/an est reconnue comme un signe positif. Mais cette décision ne peut être appréciée à sa juste valeur qu'à la condition que ce choix ne soit pas renié dans les années suivantes en démultipliant la capacité de cette usine. La majorité départementale s'y engage pour une période minimum de 6 ans, jusqu'en 2010, à l'issue de laquelle un bilan sera établi conjointement entre les signataires. »
En conclusion,
Il est encore temps d'opter :
pour la réduction des déchets à la source par des accords avec les producteurs (éco-conception) et distributeurs, par la promotion d'attitudes de consommation citoyennes.
pour la mise en place du tri sélectif au porte à porte dans toutes les communes de Haute- Saône.
La Haute Saône devra construire le centre d'enfouissement technique préconisé dans le plan départemental d'élimination de nos OM. En effet l'utilisation d'un CET est modulable en fonction du gisement de déchets, si moins de déchets sont produits alors le CET se remplit moins vite, par contre un incinérateur pour être rentable doit fonctionner en pleine capacité.
Il est absurde comme le propose l'opposition départementale d'imaginer « exporter » les déchets de Vesoul ou des Vosges Saônoises à Tavaux(39), il est tout aussi absurde de traiter les Ordures Ménagères d'Héricourt à Noidans le Ferroux alors que l'usine de Bourogne (90) est beaucoup plus proche.
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